• Chez Littleboboon, nous nous méfions des grands noms de la gastronomie française, en particulier les triplement étoilés. Il nous est en effet arrivé, par le passé, de vivre quelques expériences douloureuses dans ces temples de la haute gastronomie française. Malgré tout, de temps à autres, certains événements nous incitent à retenter l'aventure de ces hauts fourneaux.

    Pour fêter un anniversaire, notre curiosité nous pousse à réserver au restaurant L’Abysse, fraîchement décoré d'une deuxième étoile au guide Michelin après deux ans seulement d'existence. Le restaurant se trouve dans le giron du chef Yannick Alléno qui lui possède trois étoiles avec son restaurant Alléno Paris et le dernier-né Pavyllon, une  étoile.

    A L’Abysse, le chef Yasunari Okazaki propose une cuisine Kaiseki franco-japonaise : entrées et desserts sont élaborés en tandem par Yannick Alléno et Yasunari Okazaki, tandis que les sushis sont dans les seules mains expertes du chef nippon.

    Dix jours après notre dîner, lors duquel nous avons opté pour le menu Découverte, une question nous taraude encore : L’Abysse mérite-t-il deux étoiles ? Notre sentiment personnel est mitigé car si les entrées et les desserts sont sublimes, délicats et délicieux, de notre point de vue les sushis sont un niveau en dessous de ce que nous avons pu goûter chez des grands maîtres sushis à Tokyo, seuls quelques-uns étaient vraiment excellents.

    La carte des vins, comme toujours dans ce genre d'établissement, affiche des prix élitistes, pensée pour les oligarques russes, milliardaires chinois et autres flambeurs d’étiquette. Pour le gourmet moyen comme nous, il y a heureusement l'accord mets-vins proposé à 80 euros pour un verre de vin et trois verres de sakés différents, parfaitement sélectionnés par la jeune sommelière.

    Le service est excellent, au tempo et avenant sans en faire trop.

    Pour ceux qui auraient envie de découvrir l'univers culinaire de Yannick Alléno, sans nécessairement se frotter à son restaurant trois étoiles, L'Abysse est une très bonne option B et globalement une très bonne découverte.

     

    L'Abysse

    8 Avenue Dutuit

    75008 Paris

    Téléphone : 01 53 05 10 30

    www.yannick-alleno.com/fr/restaurants-reservation/restaurant-l-abysse.html

    L'Abysse

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    L'Abysse

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  • Voici notre coup de coeur du début de l'année 2020 : le restaurant Issa Paris du chef Isamu Motoda et du gérant Nathaniel Auda.

     

    Isamu Motoda est natif de Kumamoto sur l'île de Kyushu au Japon et, comme la plupart des chefs japonais, il est passionné par la cuisine et l'art de vivre à la française.

     

    Leur credo avec Nathaniel Auda c'est de pratiquer une cuisne simple et inventive avec des produits frais et de qualité. C'est exactement ce que nous avons goûté quand nous sommes venus déjeuner le samedi 8 février 2020 : une assiette simple mais avec beaucoup de saveurs tel ce potage du jour aux algues et aux patates douces ou encore la salade d'algues en folies.

    Isamu Motoda est précis dans le geste comme dans la conception, rien n'est laissé au hasard. Nous avons eu le plaisir de le voir à l'oeuvre en prenant une table au comptoir. Nous avons pu voir comment il cuisine l'omelette de sa maman, une omelette agrémenté de morceaux de thon, un délice. Son dessert, poire pochée au vin et shizo rouge, sorbet umeshu et crème fraîche au yuzu est lui aussi une merveille.

     

    Côté liquide, pour accompagner notre repas nous avons bu un saké Keigasu 58, complexe et doux – et sans souffre. La carte des vins est courte et très sélective.

     

    Le service par Nathaniel Auda et par Isamu Motada est à la fois dicret, avenant et convivial.

     

    Issa Paris réussit le pari d'une cuisine tout à la fois simple et raffinée dans un environnent zen et sobre avec des patrons qui maîtrisent de manière remarquable la fusion franco-japonaise. Nous reviendrons.

     

     

    Issa Paris

    4, rue du Petit Moine

    75005 Paris

    Téléphone: 01 77 32 24 82

    www.issa-paris.com 

    Issa Paris

    Issa Paris

    Issa Paris

    Issa Paris

    Issa Paris

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  • Nous apprécions rarement les restaurants qui servent en deux services pour le dîner, parce qu'on n'a pas envie de choisir entre venir tôt et manger les yeux sur la montre ou venir tard et morts de faim. Néanmoins, nous nous plions parfois de bonne grâce à cette règle du double jeu quand notre envie de découvrir un nouveau restaurant est la plus forte. Ce fut le cas pour Esttia.

    Ce bistrot de poche est tenu par Julia et Antoine Patti et leur associé Romain Gervasoni. Ils pratiquent une bistronomie nouvelle génération avec une carte courte, des produits de saison et une inspiration du marché avec un super rapport qualité/prix (36 euros la formule entrée, plat et dessert).

    Les festivités démarrent fort avec un excellent bon Fuèt ibérique (saucisson sec espagnol) pickles d'oignons rouges aux graines de moutarde noire accompagné par une bouteille de sauvignon sec 2017 de Ray Vigneau. La suite confirme le très bon niveau de la cuisine avec un tatin de magret fumé, oignons de Roscoff et chutney de tomates épicées ou encore le pavé de thon rouge mi-cuit, carottes acidulées, sumac et condiment combava. Les merveilleux desserts clôturent de belle manière notre repas.

    La carte des vins est courte mais pertinent avec quelques belle découvertes comme le Campuget rouge de Nîmes 2018, dont le cépage est originaire de Géorgie.

    Le service assuré par Romain Gervasoni est extrêmement efficace, bien qu'il soit seul pour une salle de 22 couverts.

    Esttia est plus qu'un bistrot de quartier. Il vaut largement le détour si on accepte le concept des deux services au dîner.

     

     

    Esttia

     

    11 Rue de la Grande Chaumière

    75006 Paris

    www.esttia.net

     

    Esttia

    Esttia

    Esttia

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  • Nous avons débuté notre saison gastronomique pour fêter le nouvel an asiatique avec des amis chez Mr. T. Non, il ne s'agit pas de l'acteur de “Rocky III” ou “l'Agence tous risques” mais du chef japonais, Tsuyoshi Miyazaki qui a affûté ses armes au Passage 53 auprès du chef Shinichi Sato.

    Le lieu se veut funky à l'image du Mr. T cinématographique himself (dont le portrait trône d'ailleurs en clin d'oeil dans les toilettes) : murs grattés représentant des portraits géants derrière la cuisine ouverte, tuyaux apparents, rideau bling bling, bande-son hiphop groovy.

    Pour le plus important - l'assiette - le menu dégustation à cinq plats, imposé à toute la table, est très bon, seul le dessert est décevant dans tous les sens du terme, visuellement il ne ressemble à rien et gustativement pas mieux. Nous l'avons trouvé bâclé et paresseux dans sa préparation.

    La carte des vins est limitée et chère, mais nous avons pu apprécier une superbe bouteille de Champagne de la maison Moussé Fils, L'Or D'Eugène.

    Le service par Enguerrand Cantegrel est avenant, professionnel et efficace.

    Mr. T propose une cuisine ludique et récréative en réinterprétant les codes du street-food, certains plats plus réussis que d'autres, mais dans l'ensemble Mr. T a du punch dans les fourneaux.

     

     

    Mr. T

     

    38, rue Saintonge

    75003 Paris

    Téléphone : 01 42 71 15 34

    www.mrt-restaurant.fr

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

    Mr. T

     

     


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  • Chez Littleboboon, nous sommes depuis longtemps et encore aujourd'hui d'ardents défenseurs du guide rouge -- malgré quelques égarements et ratés sous certains de ses anciens directeurs.

    Bien conscients que nous nageons à contre courant des media qui sont, en majorité, très critique envers le fameux guide, certains allant même carrément jusqu'à appeler de leurs vœux sa disparition pure et simple.

    Nous soutenons le guide, plus encore depuis que Gwendal Poullennec en a pris la direction. Pour une fois qu'un jeune directeur fait son travail correctement et sans avoir froid aux yeux ! Le palmarès de l'édition 2020 démontre clairement que Gwendal et ses inspecteurs font un travail remarquable, malgré la pression de certains chefs et des media qui essayent d'influer le cours des choses.

    Revenons au palmarès 2020 du guide qui récompense trois chefs de trois étoiles. Nous sommes particulièrement ravis d'apprendre que Kei Kobayashi est parmi ceux-ci, il le mérite amplement. Kobayashi représente cette génération de chef japonais arrivés à Paris depuis quelques années et grâce auxquels la cuisine française est entrée de plein pied dans le 21ème siècle, avec une touche de créativité, d'audace, de précision et d'excellence. Nous avions découvert Kei pour la première fois en 2011, sans aucune étoile à l'époque mais avec, déjà, la conviction qu'il irait très loin.

    Autre chef nouvellement triplement étoilé, Christopher Coutanceau que nous avions découvert il y a vingt ans lors d'un week-end à la Rochelle dans son restaurant le Comptoir des Voyages. Il cuisinait alors avec son frère, Gregory. Leur cuisine nous avait impressionnés tant par sa maîtrise des saveurs exotiques et que par sa créativité. Décidément, dans la famille Coutanceau le talent se transmet de père en fils.

    Un grand bravo à quelques-uns des nouveaux étoilés que nous avons eu la chance de tester comme Fleur de Pavé de Sylvain Sendra, Solstice d'Eric Trochon, Faham de Kelly Rangama (première cheffe étoilée d'origine réunionnaise) ou encore le Château de la Gaude à Aix-en-Provence et le Mas Bottero à Saint-Cannat où nous avons déjeuné pour la première fois à l'été 2018. Tous ont grandement mérité leur première étoile.

    Pourvu que le guide rouge continue son chemin de cette façon sans plier sous la pression des chefs, des corporations intéressées et des influences douteuses des réseaux sociaux et autres bazars.

     


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